Mercredi 22 juillet, il faut bien revenir.
Levé de bonne heure. P'tit dej avec Vassili.
Comme je lui ai dit que je voulais écrire le récit de mon voyage, le cas échéant tenir un blog, il me demande ce que je compte raconter. Je lui répond que je compte simplement décrire ce que j'ai
vu, les personnes que j'ai pu rencontrer. Il me demande si il est exact que les français boivent du vin à tous les repas. J'aurais pu lui répondre que les français croient que les russes se
saoulent à la vodka tous les jours. Les clichés somme toute ont la vie dure quelque soit le pays. Il me demande ce que je pense de Sarkozy. Je reste évasif. Je ne sais pas trop quoi en penser
pour l'instant. Mais après tout nous avons un gouvernement qui tient la route. J'ajoute que je ne sais pas non plus quoi penser de la politique en Russie. Je manque tellement d'éléments pour me
faire une idée valable. Je n'ai pas trop le temps de lire les journaux. Je lui demande où trouver du caviar. Il m'indique une boutique où il a l'habitude de se fournir à l'entrée de la place
Sennaia.
Il me demande de revenir pour 12h30 le temps de prendre un café avant de partir. Je me rends sur la place. J'en fait le tour sans trouver le magasin. Au départ
je m'étais dit que je retournerai volontiers au marché, histoire de dire à mon vendeur de fruits qu'il s'était bien moqué de moi mais que ce ne serait que la seule fois que je lui accorderai ce
plaisir. En face de son stand on vendait du caviar. Et puis à quoi bon. J'achète une bouteille de vodka « la Marque Verte ». La meilleure en Russie prétend l'étiquette . Je déjeune dans
un petit restau qui se présente comme typiquement russe. Mobilier en bois clair style rustique. On se croirait dans une isba.
12H30 je suis de retour. Café avec Vassili. Je lui
dit que je souhaite revenir en hiver. Je veux savoir ce que c'est que le froid et la neige en Russie. Il me conseille la fin février, le début du mois de mars quand le soleil recommence à
poindre. Il y a de belles lumières pour la photo. A ce moment les habitants ont pour coutume de venir prendre des bains de soleil au pied de la forteresse. Les membres du club des Morses vont
même jusqu'à se baigner. Je dois le prévenir suffisemment longtemps à l' avance si je veux revenir. 13h10 . ma valise est bouclée. On se quitte.
Métro jusqu'à la station Moskovskaia. Du mal a passer le portillon avec mon bagage. Mini bus vers Poulkovo 2. Chauffeur pas aimable du tout. Il me compte mon
voyage plus ma valise soit 46 roubles. Je lui tend un billet de 100 et il me balance ma monnaie. Il est bien temps de rentrer. J'achète un petit bocal de caviar rouge en duty free,
470 roubles soit 10 euros.Formalités douannières. RAS. Fokker 100 vers Vienne. Du hublot je vois le golf de Finlande. Avec les hotesses et le stewart, je parle tour à tour Anglais ou
Allemand. Vienne. Danke und auf viederseen. Re formalités douanières. Cette fois un employé scrupuleux, du genre fin limier, détecte mon petit couteau dans la poche avant de mon sac à dos.
Confisqué . Un message de Nadia qui me dit que si je suis à l' aéroport vers 19h elle peut me prendre au passage, vu qu'elle est avec notre mère dans sa maison de retraite. L'avion a prend de
l'altitude. En dessous le beau Danube déplie ses méandres.
Encore 23 secondes pour traverser
Boing vers Paris. A Roissy avant la sortie, sur la gauche ils étaient 3 derrière une table à nous scruter en civil avec des brassards rouges. Là je me dis qu'avec ma tronche de métèque c'est
couru d'avance, je vais y avoir droit. Il a du voir que je m'attendais à ce qu'il m'interpelle : Bingo. « Hep vous la bas ! ». Contrôle. Le douanier: « D'où venez vous ?" -
"St Petersbourg." -"Pourquoi ce voyage ?" - "Tourisme." - "Avez vous plus de 10 000 euros sur vous ? "-"Monsieur je reviens avec 30 roubles et 10 euros." - « Qu'avez vous à déclarer ? »
« Une bouteille de vodka et un peit bocal de caviar rouge acheté à l' aéroport ». « Je peux voir le contenu de votre valise ? » : vodka, caviar, dictionnaire de russe,
brochure sur St Petersbourg. Il commence à fouiller . Renonce. Il m'aide à refermer ma valise. « Au revoir monsieur ». « Merci et à la prochaine ».
Ouf, Nadia est là qui m'attend. J'ai complètement oublié de lui envoyer une belle enveloppe timbrée. Imbécile!
Au prochaine article, je livrerai le bilan de mon escapade....
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Réveil. Douleur à la hanche. Je n'ai pas envie de
déjeuner seul. Je me décide pour le café Subway sur la Perspective. Musique de fond, siège et table un peu collants. Une espèce de sandwich avec du pain brun et une tranche de fromage cuit passée
rapidement au micro-onde. 150 roubles. Vraiment pas de quoi en faire un fromage monsieur du Corbeau.
La Cathédrale. Toujours des mariages. Le photographe
demande aux mariés et à leurs invités de se mettre sur une seule ligne face à lui. A son signal ils sautent tous en l'air. Photo. Ou bien toutes les femmes se mettent dérière la mariée et tous
les hommes dérière le marié. On fait mine de tirer dans les deux directions pour les séparer, bien sur sans succès. Les russes se marient ils tous en juillet? Je me renseigne sur le prix des
souvenirs. 8000 roubles (200 euros) la belle boite laquée. Une dominante dans les verts. Un paysage de fôret . Un arbre couché sur lequel jouent deux oursons retient mon attention. Je passe mon
chemin. Je longe la Néva. Une jeune artiste dessine le petit canal qui débouche à côté de l'Ermitage. Sur l'esplanade des montreurs d' animaux : un aigle, un petit lynx. Une gamine regarde
l'aigle dépitée. Elle aurait voulu qu'on la photographie avec sur le bras. Mais maman a dit qu'elle n'avait pas de sous... D'un autre côté on place l'aigle sur le bras sans la protection d'un
gand de cuir et vu la taille des griffes... Cela fait 6 heures que je bats le bitume. Pauvre bitume.
La plage
Tsarskoié Siélo
Le métro jusqu'à la station Moskovskaia. Le
bus K 299 à droite de la fontaine, derrière le buste de Lénine. Nous quittons Petersbourg. Une petite dame engage la conversation. Elle me demande si je vais à Pouchkine. Elle habite la banlieue.
Elle me fait signe quand il faut descendre. « Spaciba ». Beaucoup de monde. Entrée du parc 160 roubles. Je me contente de me balader dans le parc autour du lac. La file
pour la visite du Palais est impressionnante. Il y a foule autour de la Fontaine de la Laitière qui se lamente sur sa cruche brisée. On se fait photographier en touchant l'eau . Des
touristes chinois blagueurs. Il y a la Grotte, le Bain Turc, le Pont Palladien, le Monument de Lanskoy. Un kiosque où on peut louer des costumes d'époque pour se faire photographier par ses
proches. Vers la sortie un musicien joue de la flûte traversière, pantalon noir, chemise blanche comme au concert. Ses CD sont exposés sur une chaise.
La Fontaine de la Laitière
Le pont Palladien
Retour à la rue Lomonossov. Une place avec
la statue du savant qui a donné son nom à l' Université de Moscou ou j'ai vécu 3 semaines en 1965. Lomonosov était sous Catherine II un petit moujik sibérien dont un pope remarqua l'intelligence.
Il le poussa vers les études . Il devint le plus grand savant de son époque. Je traverse la Fontanka. A gauche, la perspective Zagorodny et à droite la Perspective Kouznetchny. La façade du
marché Kouznietsni. J'entre. Certains étals sont encore pleins, mais plus de chalands. Un commerçant engage la discussion. Il veut absolument de vendre des fruits. « Je refuse, argumentant
que je suis en vadrouille et que je ne peux me charger. Les fruits ne vont pas supporter d'être écrasés dans mon sac ». Il me fait malgré tout un assortiment de fruits. Pèse. Un rapide
calcul sur sa calculette 560 roubles pour 1,5 kilo. Aucun prix n'est indiqué.